Basilique de Saint-Quentin | 4 choses à savoir sur son histoire

Sa silhouette, qui se découpe à l’horizon, est reconnaissable entre mille. Plus grand édifice religieux de l’Aisne, la basilique Saint-Quentin est un trésor gothique. Découvrez un condensé de son histoire, en 4 points essentiels.

Vue extérieure de la basilique Saint-Quentin
Extérieur de la basilique Saint-Quentin / © Axone

1/ La basilique symbolise le prestige religieux de Saint-Quentin

Martyr chrétien, Quintinus vécut vers la fin du IIIe siècle, sous le règne de l’empereur romain Dioclétien. Il aurait été torturé et décapité, puis son corps aurait été jeté dans les marais de la Somme. Une chapelle fut construite pour accueillir ses reliques et attira bientôt une foule importante de pèlerins. Plus tard, une ville se développa aux alentours et prit le nom de Saint-Quentin. Elle devint un centre religieux important, dont le monastère, au XIIe siècle, accueillait environ 200 membres. Étant donné son rayonnement, les chanoines lancèrent la construction d’une nouvelle collégiale.

L'Arbre de Jessé
L'Arbre de Jessé, dans la basilique / © Axone

2/ Sa construction a duré 3 siècles

Les travaux de la collégiale débutèrent en 1170. Le chantier, particulièrement ambitieux, reflétait la position avantageuse de la ville. Celle-ci était à la fois un foyer spirituel et une place-forte militaire, proche des frontières du royaume. En 1214, elle rejoint à la couronne de France, en même temps qu’une partie du Vermandois. Les rois de France s’y intéressèrent alors de près. En 1257, Saint-Louis assista au transfert des reliques du saint dans l’église. Quant à Louis XI, il finança la rénovation du petit transept. Toutefois, les guerres et le manque d’argent ralentirent plusieurs fois le chantier. Finalement achevé en 1497, l’édifice condense toutes les évolutions de l’art gothique. En 1876, le pape Pie IX éleva la collégiale au rang de basilique, en reconnaissance de la dévotion des fidèles.

Labyrinthe de la basilique Saint-Quentin
Labyrinthe de la basilique Saint-Quentin / © Axone

3/ Elle fut gravement abîmée durant la Première Guerre mondiale

En août 1917, les tirs d’artillerie endommagèrent gravement Saint-Quentin, dont la basilique. Sa charpente et sa toiture s’effondrèrent, de même qu’une partie des voûtes. Les soldats allemands récupérèrent le métal des tuyaux du grand orgue, offert par Louis XIV en 1703. D’autres éléments échappèrent heureusement au désastre, comme des vitraux datant du XIIIe siècle. Débutés pendant l’entre-deux guerres, les travaux de reconstruction se poursuivirent jusqu’en 1970, avec l’installation d’un nouveau campanile. La basilique ne fut rendue au culte qu’en 1956.

Vue de la basilique Saint-Quentin après la Première Guerre mondiale
Saint-Quentin, la basilique, dégâts dus à la guerre / © Agence photographique Rol, BNF, Gallica

4/ La basilique Saint-Quentin possède des vitraux Art Déco

Dans les années 1920, le peintre verrier Georges Bourgeot réalisa de nouveaux vitraux pour les fenêtres hautes de la nef. Il s’inspira de la tendance Art déco, qui devait profondément marquer l’architecture de la ville. En 1931 et 1932, il exécuta également deux verrières décoratives, offertes par des paroissiens. Il s’agit de la baie 48, La Sainte Communion, et de la 55, Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus. Elles sont composées de verre antique et de verre cordelé, avec rehauts de grisaille et touches de jaune d’argent.

Vitraux de la basilique de Saint-Quentin
Vitrail Art Déco de la basilique / © Axone

Pour aller plus loin, retrouvez le dossier consacré à la basilique Saint-Quentin dans le numéro 7 d’Axone. Avez-vous déjà eu l’occasion d’aller la visiter ?