5 choses à savoir sur le Père Marquette, missionnaire et explorateur

Le père Marquette est le premier Français à avoir descendu le fleuve Mississippi, au XVIIe siècle. À la fois prêtre et missionnaire, il est devenu une figure incontournable dans l’Histoire française et américaine. Suivez cet explorateur axonais, à une époque où des terres restaient encore inconnues…

1/ Jacques Marquette est né à Laon

Jacques Marquette voit le jour le 1er juin 1637, à Laon. Il est le sixième enfant de Nicolas Marquette de La Tombelle, un notable. Très tôt, le jeune garçon suit des études religieuses, d’abord dans sa ville natale, puis au collège des Jésuites de Reims. Il entame son noviciat à Nancy à l’âge de dix-sept ans. C’est là qu’il choisit sa voie : il sera missionnaire !

Portrait de Jacques Marquette
Portrait de Jacques Marquette, Domaine public / Source: Currey, J. Seymour. Chicago: Its History and Its Builders.

2/ Il est parti à l’étranger dès la fin de ses études religieuses

Le jeune prêtre est finalement ordonné à 29 ans. En 1665, il renouvelle son souhait d’être envoyé en mission à l’étranger. Il écrit à son supérieur : « Autrefois, je me sentais porté vers la mission des Indes ; aujourd’hui, je me rendrai très volontiers en quelque pays qu’il vous plaira de m’envoyer. » Son vœu se réalise l’année suivante, lorsqu’il embarque à La Rochelle pour Québec.

3/ Il a étudié les langues amérindiennes

Le père Marquette passe un an à Trois-Rivières, puis rejoint la mission Sainte-Marie, à Sault-Sainte-Marie, dans l’actuel Michigan. Durant cette période, il étudie les langues indiennes, comme l’Algonquin. Il finira par en parler six couramment ! En 1671, il fonde la mission Saint-Ignace, sur l’île de Manitoulin. De nombreux Amérindiens passent à cet endroit, situé entre le lac Huron et le lac Supérieur. Ce sont eux qui lui parlent de ce fleuve nommé Mississippi. Bientôt, l’Axonais décide d’y mener une nouvelle mission d’évangélisation.

Gravure représentant le père Marquette et Louis Jolliet
Gravure représentant le père Marquette et Louis Jolliet, Domaine public

4/ Le père Marquette est le premier Français à avoir exploré le Mississippi

L’homme d’église le sait : pour mener à bien son voyage, il doit être préparé et accompagné. En 1672, Louis de Frontenac, gouverneur de la Nouvelle-France, charge justement Louis Jolliet d’explorer la vallée du Mississippi. Il s’agit de remonter la source du fleuve, à la recherche d’un passage direct vers l’océan Pacifique. Le père Marquette intègre l’expédition, qui débute en mai 1873.

Jolliet, Marquette et cinq autres Français traversent le lac Michigan et empruntent la rivière aux Renards, puis le Wisconsin. Au-delà, s’étend un territoire encore inconnu des Européens. L’équipage descend le Mississippi jusqu’au Missouri, puis jusqu’à la confluence avec l’Arkansas. Ils décident finalement de stopper là leur aventure, craignant de croiser des ennemis espagnols. Grâce à eux, les Français savent désormais que le Mississippi coule vers le sud, et non vers l’ouest !

Jacques Marquette, statue de la façade de l'hôtel du Parlement, Québec
Jacques Marquette, statue de la façade de l'hôtel du Parlement, Québec © Jean Gagnon,/ Licence Creative Commons 3.0

5/ Il est mort au bord du lac Michigan

Après cette première expédition, Jacques Marquette n’a qu’un seul but : poursuivre son rôle de missionnaire vers le sud et l’ouest. En octobre 1674, il part chez les Illinois, une tribu amérindienne. Cependant, il tombe malade et doit s’arrêter à Chicago. Il repart en mars 1675, mais décède deux mois plus tard, près de l’actuelle ville de Ludington, dans le Michigan. Sa dépouille est ramenée et enterrée à la mission Saint-Ignace. Il avait 38 ans.

Bas-relief représentant le père Marquette, à Laon.
© Axone / Bas-relief représentant le père Marquette, Square Marquette à Laon
Texte accompagnant le bas-relief du père Marquette, à Laon
© Axone

Outre-Atlantique, de nombreuses statues lui rendent hommage, comme à Québec, et une ville du Michigan porte même son nom. En 1937, la ville de Laon lui érige un bas-relief, réalisé par Jean Topin. Il est aujourd’hui installé dans le square Marquette, près de la Porte de Soissons.

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